Tu es suivi par l'ASE. Tu n'es pas seul·e.

Cette page est faite pour toi. Ici tu peux trouver des réponses à tes questions — simplement, sans langue de bois.

Comprendre ta situation

Pourquoi est-ce que je suis suivi par l'ASE ?
L'ASE intervient quand un juge ou tes parents ont demandé qu'on t'aide à être en sécurité. Ce n'est pas une punition — même si ça peut faire très mal. C'est une mesure qui est censée te protéger, et tu as le droit de poser toutes les questions que tu veux à ton éducateur ou au juge.
C'est quoi la différence entre un foyer et une famille d'accueil ?
Un foyer, c'est une maison collective avec des éducateurs qui se relaient. Une famille d'accueil, c'est chez des particuliers qui ont un agrément pour t'accueillir. Dans les deux cas, tu as exactement les mêmes droits : être en sécurité, être entendu·e, garder un lien avec ta famille.
Combien de temps est-ce que je vais rester suivi par l'ASE ?
La durée dépend de ta situation et des décisions du juge. Les mesures sont réévaluées régulièrement — tu peux demander des explications à ton référent. Si tu as des questions ou des inquiétudes sur la durée, tu as le droit de les exprimer au juge.

Tes droits

Quels sont mes droits quand je suis suivi par l'ASE ?
Tu as le droit d'être entendu·e par le juge, d'avoir un avocat (gratuit si besoin), d'être informé·e des décisions qui te concernent, de maintenir un lien avec ta famille (selon la mesure), et d'être en sécurité là où tu vis. Personne n'a le droit de prendre des décisions importantes sur ta vie sans que tu sois au courant.
Est-ce que je peux refuser de voir mes parents ?
Tu peux exprimer ton refus au juge ou à ton éducateur référent. Le juge peut en tenir compte selon ton âge et ta situation. Ce que tu ressens compte. Si tu as peur ou si tu ne te sens pas bien pendant les visites, dis-le à un adulte de confiance.

Demander de l'aide

À qui je peux parler quand ça ne va pas ?
Tu peux parler à ton éducateur référent, à un adulte de confiance dans ton foyer ou ta famille d'accueil, au Défenseur des droits, ou appeler le 119 (gratuit, 24h/24). Tu peux aussi parler à un professeur, un infirmier scolaire, ou toute personne en qui tu as confiance.
Quels numéros appeler en urgence ?
119 — Allô Enfance en Danger (gratuit, 24h/24, n'apparaît pas sur la facture téléphonique).
3114 — Si tu es en détresse psychologique.
17 — Police, si tu es en danger immédiat.
Ces numéros sont gratuits et confidentiels. N'hésite jamais à appeler.

Rentrer chez toi

Je veux rentrer chez moi — comment le demander ?
Tu peux demander à être entendu·e par le juge des enfants. Parles-en à ton éducateur ou demande un avocat — c'est gratuit pour les mineurs. Le juge écoutera ce que tu ressens et prendra en compte ta parole dans sa décision.

Si tu es maltraité·e

Que faire si je suis maltraité·e dans mon foyer ou ma famille d'accueil ?
Appelle le 119 immédiatement. Tu peux aussi en parler à ton référent ASE, à un professeur ou à un infirmier scolaire. Tu as le droit d'être en sécurité — partout. Ce qui t'arrive n'est pas normal et ce n'est pas de ta faute. Des personnes peuvent t'aider.

Numéros d'urgence

119

Allô Enfance en Danger

3114

Tu n'es pas bien psychologiquement

17

Tu es en danger immédiat

3018

Tu es harcelé en ligne

« Tu n'es pas défini par ce que tu as vécu. Tu es bien plus que ton dossier. »

— Lena Roncari

Tu as des questions ? Tu peux écrire à Lena.

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